Pour arriver à créer un mixage captivant pour pièce musicale voici les quelques éléments à ne pas négliger.

Texture : S’assurer de faire ressortir les textures des instruments.  On peut procéder par l’utilisation d’égalisateurs pour éliminer les fréquences parasitaires qui masquent l’information importante (extrême graves, scintillement, résonances, mid-cartons).  La saturation (URS, Decapitator, etc) est notre amie, car elle permet de réduire les “peaks” (transitoires) de façon harmonique et mettre le timbre du son en valeur.  C’est ce que le ruban analogue nous permettais d’obtenir, soit, plus de timbre, moins de transitoire, de la texture! 

Déséquilibre intéressant : Chercher un équilibre parfait est gage d’un mix emmerdant et sans surprise.  Je suggère plutôt d’arriver un déséquilibre qui peut surprendre.  Si on essaie de tout mettre à l’avant plan, tout va sonner égal et petit.  Car, c’est la relation entre les éléments dans l’ensemble qui donne l’illusion de grandeur.  Si on veut une guitare qui sort du lot, on doit donc enlever de l’espace à la section rythmique, donc peut être la compresser d’avantage, lui retirer des fréquences qui sont en compétition avec la guitare.  D’où l’importance de mixer le plus souvent possible en écoutant l’ensemble des instruments qui composent la pièce.  On devrait avoir au maximum 2 ou 3 éléments à l’avant plan à un même moment dans un mixage.  Un peu comme dans une pièce de théâtre, si tout le monde veut être à l’avant plan au même moment, ça risque de donner un fouillis pas très intéressant.

Contrastes : User de créativité pour créer des contrastes intéressants.  Tsé, le ying et le yang.  Les oppositions.  La nature de l’univers est ainsi faite, reproduisez ça dans votre mix.  Ça peut sembler ésotérique, mais c’est tout simple.  Un contraste peut être, entre autre, d’enlever beaucoup de hautes fréquences dans les instruments durant le couplet, et tout ramener au refrain.  Mettre une voix très naturelle, sans réverbération sur une musique planante.  Bref, vous comprenez la chose hein?  Ça ajoute beaucoup d’intérêt à un mix.

Profondeurs : C’est à ce moment là que ça peut être intéressant d’avoir un micro qui capte la pièce lors de l’enregistrement.  Ça permet de positionner les instruments à différents niveaux de profondeur.  Bref, ça simule une troisième dimension.  L’utilisation des réverbérations et delais artificiels peut servir à éloigner légèrement un instrument sans affecter sa texture.
 
Préserver les dynamiques : Les variations dynamiques c’est ce qu’on aime dans la musique, c’est un paramètre important qui contribue à communiquer la charge émotive.  Trop compresser c’est jamais bon, ça vous le savez sans doute.  Mais c’est tellement difficile.  Surtout quand ça donne l’illusion que le volume augmente.  C’est pour ça qu’on doit toujours faire des évaluation A/B à niveau équivalents.  C’est important de savoir qu’en compressant on réduit l’ampleur de l’instrument.  Ça peut semble contre intuitif, mais si on veut mettre un élément à l’arrière plan, vaut mieux le compresser d’avantage, et au contraire pour un instrument qu’on veut à l’avant plan, il faut compresser moins.  La compression agit en quelque sorte comme un zoom-in, zoom-out.
 
Respect de la chanson : Oublier temporairement son égo et penser seulement à servir la chanson.  J’en parle plus longuement ici.