J’essaie une nouvelle série Question/Réponse.  Posez-moi toutes les questions par rapport à la production audio qui vous empêchent de dormir et je tenterai d’y répondre.   En voici une première livrée pour vous.

Qu’on aime ou pas, les batteries virtuelles sont un incontournable fort pratique pour créer des maquettes réalistes ou pour faire groover une commande musicale à budget restreint. Quand vient le temps de mixer on peut facilement se perdre sous les différentes possibilités à emprunter. Comment s’y prendre? Rien de plus simple quand on prend le problème du bon côté.

Règle générale, je vous suggère fortement d’enlever tous les effets en insert qui vont avec le preset du plugin choisi (EQ, Compression, Saturation) et d’ensuite appliquer les effets vous-même selon votre besoin spécifique. Les probabilités qu’un preset corresponde exactement au contexte sont presque nulles. Prenez le temps de bien ajuster les timbres sonores pour chaque morceau de la batterie. Ajustez bien la tonalité (pitch) de chaque morceau en écoutant dans le contexte de la chanson.
Ensuite, je vois trois stratégies possibles pour poursuivre votre mix.  La dernière que j’ai nommée « lente mais plus efficace » étant la meilleure à mon sens.
Très rapide mais pas flexible
Certains échantillonneurs présentent un mixeur inclus, vous pourrez gérer les volumes et les panning directement dans le plugin. Ensuite, la façon la plus évidente et la plus rapide pour arriver à un résultat satisfaisant est d’utiliser les effets déjà inclus dans le plugin d’échantillonnage (compression, EQ, saturation, Reverb). Certaines batteries virtuelles viennent avec une panoplie d’outils assez bon pour générer un résultat final fort acceptable. Souvent le pire maillon sera la réverbération ou l’effet de room de ces échantillonneurs. Au final, avec cette approche, vous aurez dans le mixeur de votre logiciel d’enregistrement (DAW) une piste stéréo que vous pourrez balancer avec le reste des pistes du projet.
 
Rapide mais moins flexible

Dans la plupart des logiciels on peut créer une sortie d’instrument virtuel pour chaque morceau (Bass drum, Snare, Overhead, etc..). Vous pourrez ainsi traiter chaque piste comme si c’était de l’audio. Faites une balance générale des volumes et des panning dans votre logiciel d’enregistrement. Créez une piste groupe ou bus et envoyez toutes les pistes dedans. Appliquez vos effets sur le groupe et appliquez ensuite les effets sur les pistes individuelles. Cette stratégie permettra aussi d’utiliser des réverbérations de meilleure qualité plutôt que d’être enfermé avec les effets de l’échantillonneur.

 

 
Lente mais plus efficace (meilleure méthode à mon sens)

Enlever tous les effets dans l’échantillonneur, mettre tout au gain d’unité et panning au centre. Exporter en fichier audio chacun des morceaux qui composent la batterie. Ré-importer dans le logiciel d’enregistrement sur des pistes audio. Ajuster les polarités et bien aligner les pistes au niveau temporel pour optimiser les phases. À noter que cette étape nous était impossible dans les deux autres méthodes et rien ne nous garanti que c’était bien fait par la compagnie qui a créé l’échantillonneur. À partir de là l’avantage c’est que vous pourrez facilement ajuster la structure de gain en amont si nécessaire et mixer la batterie comme si elle avait été enregistrée « live ». À partir de cette étape je vous invite à lire mon article sur le mixage d’une batterie acoustique pour plus de détails.

Vous appréciez mes articles?  Ayons une meilleure connexion.  Abonnez vous à ma liste d’envoi pour recevoir les articles directement dans votre boîte courriel.  Pas de SPAM, juste de l’information et des nouvelles connaissances.

Vous pouvez également me suivre sur Facebook, je poste régulièrement des petits trucs, idées ou liens pertinents.